territoire, 7 paysages > Les paysages > Les Gorges du Verdon

Imprimer
puce

Les Gorges du Verdon

Amateurs de grand spectacle et d'émotions fortes, ces lieux sont faits pour vous. Vous circuler dans un univers fortement minéral, entre deux hautes parois rocheuses ou sur de hauts belvédères juchés en rive gauche de la rivière. N'oubliez pas cependant que les grandes gorges sont encore plus impressionnantes, plus saisissantes, lorsque l'on prend du champ pour les observer. Sachez vous éloigner de l'axe routier pour mieux les percevoir, empruntez les chemins de traverse et les routes de campagne menant aux petits villages qui les bordent, sachez abandonner votre voiture pour apprécier cette ambiance... C'est à partir de là, des hauteurs voisines, que vous les comprendrez le mieux, que vous pourrez en emporter les plus belles images.

 

Le buis

Le buis affectionne les zones calcaires ensoleillées, c'est dire q'il est fréquent dans la région. C'est un bois dur au grain fin à partir duquel on a fabriqué les objets les plus divers : manches d'outils, cuillères, boîtes et barreaux de chaises. Mais il est surtout réputé, à Aiguines, pour les boules que l'on tournait à partir de sa racine. Cette forme de « cueillette » apporta aux habitants un complément de revenus, ainsi qu'aux femmes qui cloutaient boules à domicile.

Martel : 100 ans déjà !

Martel : 100 ans déjà !

Les gorges sont explorées dans leur ensemble pour la première fois en 1905 par Edouard-Alfred Martel, un spéléologue mandaté par le ministère de l'Agriculture, aidé d'Isidore Blanc, instituteur de Rougon. Son équipe met trois jours et demi pour descendre la rivière. Le Touring Club de France aménage le sentier des gorges et le chalet de la Maline en 1928. Il inaugure alors le sentier qu'il nom le « sentier Martel » , celui-ci sera renommé "sentier Blanc-Martel" en hommage à ses  « inventeurs ».

Petite leçon de géologie

Le Verdon est un haut-fond de la mer alpine à l'Ere secondaire, il fait chaud et de récifs coralliens se développent. La couche calcaire que traverse le Verdon est faite de leurs débris. La surrection des Alpes active à l'Ere tertiaire une faille orientée est-ouest et la rivière emprunte alors un fossé d'effondrement qu'elle creuse progressivement. Les gorges sont en train de naître. 

Le retour du vautour fauve

Ce grand planeur brun et blanc de 2,5 mètres d'envergure se nomme Gyps fulvus en langage savant et vautour fauve plus couramment. C'est un charognard, autrefois commun en Provence, décimé par les tirs et les empoisonnements. L'association « Vautours en Haute Provence » l'a réintroduit sur les falaises de Rougon à la fin des années 1990, il s'y plaît et s'y reproduit.